Trouver des solutions pour le bon fonctionnement de la filière café

La CNAC MURIMA W’ISANGI et d’autres Associations (Associations collinaires, COCOCA, FEMUSCABU et HORAMAMA) intervenant dans la filière café se sont réunis pendant deux jours dans un atelier tenu au Mont Sion de Gikungu du 5 au 6 Mars 2026 pour trouver des solutions en vue du bon fonctionnement de la filière.

Sur organisation de l’ADISCO, son Secrétaire Général en même temps Animateur et Facilitateur de la session, Monsieur Libère Bukobero, a orienté les échanges sur deux aspects importants : l’encadrement de la filière café et le plaidoyer.

Pendant ces deux jours, les délégués des associations ayant participé à l’atelier ont abordé les thèmes de l’encadrement et plaidoyer de la filière café. Le facilitateur a donné une orientation du sujet et réparti en groupes tous les participants suivant les provinces de provenance : Buhumuza, Bujumbura, Burunga, Butanyerera et Gitega. Ils ont analysé les défis qui hantent la filière café et proposé des pistes de solutions. Ils ont évoqué notamment :

DEFISSOLUTIONS
Manque d’intrants : fertilisants, pesticides, et matériel utilisé dans l’entretien des caféiers– Les associations et les caféiculteurs proposent de s’autofinancer
– La CNAC MURIMA W’ISANGI va approcher le Gouvernement pour obtenir la régularisation des caféiculteurs
Manque de plants et le paillage– Les associations se sont engagées à doubler d’efforts pour la multiplication des plants et la disponibilisation du paillage
– La CNAC MURIMA W’ISANGI va davantage renforcer le plaidoyer nécessaire pour la multiplication des plants
Manque de moyens financiers pour le bon fonctionnement de la filièreLes associations vont donner des contributions financièrement pour le bon fonctionnement de la filière café
Non application des lois relatives au café– La CNAC MURIMA W’ISANGI va davantage renforcer la communication et le plaidoyer auprès des organes habiletés
– Les associations s’engagent à contribuer pour enrichir le fond des textes et les mettre en application
Non-paiement ou retards de paiement des caféiculteurs après la vente de leur récolteLes associations vont davantage renforcer la communication et le plaidoyer auprès des organes habiletés
Absence des campagnes de sensibilisation sur les différents moments d’entretien de la culture du café– Renforcer la communication à travers les différents canaux : médias, réseaux sociaux, téléphones, etc.
– La CNAC MURIMA W’ISANGI va mettre sur pieds des émissions radio pour renforcer la communication et les sensibilisations
Les centres de transit qui ne sont plus opérationnelsLes associations ont exprimé la nécessité des centres de transit et vont transmettre cette doléance auprès des organes habiletés
Non-implication des jeunes dans la filière café, ce qui porte un risque de sa disparition– La CNAC et les associations vont sensibiliser les jeunes
– Des mesures incitatives seront prises pour motiver la jeunesse à se pencher sur la culture du café
La place des associations des caféiculteurs qui n’est pas prise en compte par l’ODECA– Les associations se proposent de renforcer la communication en vue de revitaliser le cadre de dialogue public – privé
– La CNAC MURIMA W’ISANGI va multiplier les contacts avec les services de l’ODECA pour avoir une même appréhension sur la filière

Les participants ont également exprimé d’autres problèmes comme le transport, le prix du café qui ne rémunère pas le caféiculteur, le manque de devises qui rend la vie des ménages très chère, le manque des séances de sensibilisation sur le changement de comportement, etc.

Pour mieux faciliter la coordination des actions des associations des caféiculteurs, les participants se sont engagés à rapporter régulièrement à la CNAC MURIMA W’ISANGI leurs actions et les défis rencontrés sur terrain.